Évangile

Viens, Seigneur Jésus. Premier dimanche de l'Avent (B)

Joseph Evans commente les lectures du premier dimanche de l'Avent (B) et Luis Herrera donne une courte homélie vidéo.

Joseph Evans-30 novembre 2023-Temps de lecture : 2 minutes

Le message de l'Avent, qui commence aujourd'hui, alors que nous entrons dans une nouvelle année liturgique, est que Dieu est prêt à nous sauver, mais que nous devons être vigilants pour recevoir ce salut. C'est comme un bateau qu'il faut être prêt à prendre : ceux qui sont vigilants et qui sautent dans le bateau quand il arrive seront en sécurité. Ceux qui sont distraits le manqueront et périront.

La première lecture nous offre quelques-unes des plus belles paroles de l'Ancien Testament, exprimant l'aspiration de l'humanité à Dieu. "J'aimerais que tu déchires le ciel et que tu descendes"dit Isaïe. Depuis le péché d'Adam et Eve, l'humanité gémit sous le poids de son iniquité, mais elle gémit aussi pour le salut, même sans en être consciente.

C'est comme si nous étions programmés pour le salut et que les nombreuses formes de culte religieux sincère ("sincère" parce que certaines formes n'étaient rien d'autre que des corruptions de la religion conduisant à la corruption de ses pratiquants), même les formes erronées, exprimaient un désir inchoatif de salut. 

Mais avec le Dieu d'Israël, ce n'est plus l'humanité qui cherche Dieu, mais Dieu qui cherche l'humanité. Il y avait enfin un dieu - le Dieu - qui parlait à l'humanité, qui lui disait ce qu'elle devait faire et qui était toujours cohérent dans ses commandements : exigeant, certes, mais cohérent.

Dans les temps anciens, les hommes ne s'appuyaient que sur leur conscience confuse pour se guider, mais le Dieu d'Israël a parlé clairement : "...le Dieu d'Israël a parlé clairement : "...le Dieu d'Israël a parlé clairement : "...le Dieu d'Israël a parlé clairement : "...le Dieu d'Israël a parlé clairement : "...le Dieu d'Israël a parlé clairement.Voici, tu t'es irrité, et nous avons péché.". Dieu a puni le péché, mais ce même châtiment était miséricordieux parce qu'il montrait aussi clairement le chemin de la justice, même si ce que le salut apporterait n'était pas encore clair. 

Mais par Jésus-Christ, le salut est venu à nous, en personne, en Lui. Et pour le recevoir, nous devons être éveillés et vigilants. "Veillez, veillez, car vous ne savez pas quand le moment sera venu.". Jésus utilise la parabole d'un homme parti en voyage : les serviteurs ne savent jamais quand il reviendra, mais même "...".de peur qu'il ne vienne à l'improviste et ne vous trouve endormi".

Dieu ne veut-il pas nous maintenir dans un état de tension, comme si nous devions passer notre vie à boire des boissons énergisantes à base de caféine ? Non. La clé pour comprendre les paroles du Christ est de comprendre que la logique du christianisme est l'amour. Nous sommes invités à participer, à recevoir et à répondre à l'amour divin. Et l'amour est toujours en éveil. Les religions anciennes cherchaient à apaiser le divin : des sacrifices étaient offerts pour tenter d'obtenir des faveurs (bonnes récoltes, évitement des catastrophes naturelles, etc.)

La religion pourrait se réduire à des rituels périodiques. Mais la vraie religion recherche l'union de l'amour entre l'homme et Dieu. L'amour est éveillé, il craint de se refroidir, il cherche à rester allumé. C'est ce feu que nous essayons d'allumer en cet Avent, en attendant que descende vers nous le Dieu qui a véritablement déchiré les cieux comme un petit enfant.

Homélie sur les lectures du premier dimanche de l'Avent (B)

Le prêtre Luis Herrera Campo offre ses nanomiliaUne courte réflexion d'une minute pour les lectures de ce dimanche.

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