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Routes d'Europe : France. La Via Podiensis au Puy en Velay

La Via Podiensis, également connue sous le nom de "Route du Puy", est l'une des quatre routes principales qui traversent la France et convergent vers l'Espagne, puis vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

José Luis Domingo-23 août 2021-Temps de lecture : 2 minutes
Le puy en velay

Le Puy en Velay

Elle part du Puy en Velay et traverse les Pyrénées par le col de Roncevaux. S'il est de loin le plus " populaire " des grands chemins de Saint-Jacques en France, c'est sans doute grâce à ce premier tronçon : du Puy à Conques, qui est devenu presque un " pèlerinage " en soi. Une partie de l'itinéraire dont beaucoup sont satisfaits. Long d'environ 300 kilomètres, ce qui représente une quinzaine de jours de marche pour le randonneur "classique", cet itinéraire peut en effet constituer un très beau voyage en soi. En effet, avec ses sites exceptionnels, la beauté et la diversité de ses paysages, elle peut répondre à de nombreuses attentes. Et puis, entre espaces sauvages, bords de rivière et lieux bucoliques, il nous plonge peut-être plus que tout autre dans une " douce France " rêvée mais bien réelle.

La Via Podiensis tire son origine du nom de la ville du Puy-en-Velay, d'où l'évêque Godescalc s'est mis en route pour Compostelle en 950 après J.-C., accompagné d'un grand groupe de personnes telles que des troubadours, des ménestrels, des pages, des barons, des sénéchaux et, bien sûr, des archers et des lanciers pour les protéger. L'évêque est alors le premier pèlerin non espagnol à effectuer le pèlerinage à Compostelle.

L'itinéraire du Puy en Velay à Conques traverse 4 régions riches en flore, faune et diversité géologique : le Velay volcanique, le plateau de la Margeride, les hauteurs de l'Aubrac et la vallée du Lot. Des paysages d'une beauté à couper le souffle, comme la vue sur les gorges de l'Allier ou le plateau sauvage de l'Aubrac.

Une fois à Conques, pour beaucoup, ce sera la fin du voyage. Il sera temps de remonter dans un bus et de retourner à leur vie professionnelle, à leur vie quotidienne. Il est vrai que ce parcours presque parfait, certes fréquenté, mais sans atteindre la multitude de personnes qui marchent sur le Camino en Espagne, peut vraiment être un voyage en soi. Mais continuer, ou revenir plus tard pour continuer à marcher, vaut aussi la peine. D'abord, parce que quelques étapes plus loin, on peut se promener dans la belle vallée du Célé, et aussi parce que le chemin de Compostelle continue, tout simplement, à travers de très belles régions et des coins moins commodes, mais cela fait aussi partie du voyage ! Le Puy-Conques est certainement très beau, agréable et plein de surprises. Mais il est presque trop parfait pour apprécier pleinement le caractère contrasté du pèlerinage à Saint-Jacques, qui plonge parfois le pèlerin dans un environnement monotone, peut-être pour lui permettre de se confronter plus facilement à lui-même. Le nomade ne se met pas en route s'il n'a pas une terre promise à laquelle rêver ; ce qui finit souvent par être une grande ou petite conversion du cœur du pèlerin qui se proclame le héraut de sa propre transformation.

Le pèlerin, comme le héros de la mythologie grecque, s'aventure hors du monde de la vie ordinaire et pénètre dans un lieu de merveilles surnaturelles ; il y affronte des forces fabuleuses et remporte une victoire décisive ; le héros revient de cette aventure mystérieuse doté du pouvoir d'accorder des bienfaits à l'homme, son semblable.

Camino de Santiago, sur le chemin d'un lieu sacré, les pèlerins ressentent chaque église qu'ils croisent comme leur propre maison et les athées allument des bougies et reçoivent des bénédictions.

L'auteurJosé Luis Domingo

Correspondant d'Omnes en France.

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